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Jeux mathématiques

Ressources Eduscol: https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Maths_par_le_jeu/92/4/01-RA16_C3_C4_MATH_math_jeu_641924.pdf

Qu'est-ce qu'un Jeu mathématique?

Morceaux choisis tirés notamment du dossier d'actualité de la VST, n° 48 – octobre 2009 

Définition du jeu :

Selon Brougère, cinq critères, dont les deux premiers sont majeurs, définissent le jeu :

  1. « le second degré, ce qui conduit le jeu à être une situation à laquelle les acteurs engagés confèrent une autre signification que celle liée aux comportements utilisés. […] ; On sait que l'on joue un rôle. on peut se permettre d'essayer des stratégies.
  2. La libre décision : présence d’une décision, non seulement celle de jouer ou d’entrer dans le jeu, mais le fait que le jeu n’est qu’une succession de décisions […] ;
  3. la règle, qu’elle soit préalable ou construite au fur et à mesure du jeu […] ;
  4. la frivolité ou l’absence de conséquence de l’activité […] ; Le résultat du jeu ne doit pas pouvoir servir à évaluer.
  5. l’incertitude, l’idée que l’on ne sait pas où le jeu conduit – contrairement, par exemple, à un rite » (Brougère, 2006 ). La fin du jeu n'est pas prévue à l'avance. Il n'y a pas 2 parties identiques.

Tout n'est pas jeu :

Brougère, 2006 :

L’auteur plaide pour que l’on fasse du jeu un outil au service d’une démarche pédagogique, mais le risque est grand qu’on transforme alors le jeu en exercice (les cinq critères susnommés ne seraient pas tous présents). Il faut faire la différence entre attitude ludique et situation ludique : les deux sont nécessaires pour qu’il y ait jeu.

On ne peut qualifier de jeu une attitude ludique sans situation ludique. L’inverse est vrai aussi. En d’autres termes, il faut qu’il y ait un joueur et un jeu.

Intérêt du jeu :

La crainte de ne pas pouvoir terminer le programme ou de « perdre son temps » explique en partie le fait que les enseignants français jouent peu ou pas en classe.

La motivation des élèves vis-à-vis de leur travail ou du contenu de l’enseignement est souvent l’argument retenu prioritairement par les enseignants qui utilisent le jeu avec leurs élèves.

Brougère (2007) précise que le jeu permet en effet de « déformaliser l’apprentissage scolaire » : au cadre formel s’ajoutent des éléments propres de l’informel, capables de relancer l’intérêt des élèves.

Cette notion de jeu pédagogique met en lien l’activité ludique avec le programme ou le curriculum. Le jeu peut avoir deux fonctions distinctes : soit il permet d’acquérir des connaissances, soit il permet de confronter ses connaissances à une autre réalité, de faire des transferts.

La richesse du jeu, sur un plan purement didactique, tient du fait qu'il offre aux élèves l'occasion de mettre en oeuvre ce que l'on pourrait appeler le raisonnement expérimental. (Didier Faradji dans "Calcul mental et stratégie", cahier pédagogiques n°448)

Jouer ne suffit pas:

Un point essentiel relevé par Jouneau-Sion (2009) est la nécessité de faire une pause dans le jeu pour que les élèves analysent ce qu’ils ont fait.

Ce peut aussi être une phase pour favoriser l’analyse réflexive sur les stratégies mises en œuvre pendant le jeu. En effet, dans une visée pédagogique, le jeu n’est pas une fin en soi, et il est nécessaire que l’enseignant prévoie un avant-jeu et un après-jeu pour favoriser l’analyse réflexive et les compétences méta.


Comment mettre en place des jeux mathématiques?